Depuis leur jardin ou à partir des narines à la fenêtre, certaines personnes en confinement se sont demandé si un virus baladeur pouvait leur transmettre la maladie… Selon une hypothèse défendue par des scientifiques de différentes universités en Italie permet de comprendre cette théorie : ils affirment que la pollution à travers les particules en suspension dans l’air facilite la propagation du coronavirus et seraient compréhensibles vu le nombre de cas de contagion en progression dans les régions du nord d’Italie.

Ils avancent cette thèse après avoir étudié les concentrations de PM10 quotidienne recueillies par les Agences régionales de protection environnementale dans le pays le plus touché d’Europe, du 10 au 29 février, et le nombre de patients testés positifs au Covid-19 signalés par la protection civile, en prenant en compte la période d’incubation. L’analyse des différentes cartes démontre une similitude apparente. Peut-on conclure à une propagation du virus par la pollution de l’air ? Pas du tout ! Les régions du Nord en Italie ont la plus forte densité de population du pays, suffisant pour justifier cet écart de propagation.

Les particules portent le virus

Pour corroborer leur thèse, les scientifiques d’Italie ont pris en compte les conclusions d’expériences passées. Des conclusions bien connues du bout des doigts par la directrice de recherche à l’INSERM, le professeur Isabella Annesi-Maesano : « L’étude prouve simplement que les particules de 5 à 10 microns sont susceptibles de porter des bactéries, du pollen et des débris. Mais également du virus, capable d’être inhalé ».

Les particules voyagent abondamment, peuvent aller de Sibérie en Amazonie, comme l’affirme la spécialiste des maladies allergiques et respiratoires de l’institut d’épidémiologie et de santé publique Pierre-Louis. Impossible toutefois de prouver qu’un Italien a contaminé un Breton à partir de la force de la toux et du vent. En cas de proximité renforcée entre les individus placés dans un environnement particulièrement pollué, la probabilité de contamination est très élevée si la personne malade commence à tousser, selon Isabella Annesi-Maesano.

Les préfets devront limiter l’épandage

La thèse du transport des particules du Covid-19 via des canaux de pollution doit toujours être confirmée : des études complémentaires sont en cours pour confirmation. Des points d’ombre demeurent sur la période d’infection du coronavirus par air, même comme l’étude actuelle prouve qu’il peut survivre durant trois heures au moins dans les aérosols.

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